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07-11 JUILLET2021

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Amarula Café Club

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Biographie

Afro, pop et addictif. Trois mots qui vont très bien ensemble chez Amarula Café Club, au  croisement entre le homemade roots et le produit léché, sur fond de rythmes d’une énergie  pure, de chants ensorcelants et de grappes de notes jouées par une guitare agile, qu’on  soupçonne africaine.

On est loin de ce qu’on connaît habituellement, mais on se sent bien. On entend de  l’anglais empreint d’un accent sud-africain où les « r » roulent au milieu d’onomatopées  scandées, du français saupoudré de malgache, de l’espagnol… On y parle d’horizons rêvés ou  réels, de villes riches de la diversité de leurs habitants, de l’euphorie sans cesse renouvelée de  la découverte. Le son et le sens sont intimement liés. Et aucune posture à déplorer ici : les  quatres garçons dans le vent d'Amarula Café Club se nourrissent avant tout de leur vécu ainsi  que de leurs origines plurielles. Le Sénégal pour Axel, La Réunion pour Yann, Madagascar pour  Arnaud, l’Italie pour Vincent. Du soleil au programme, un don à chasser la mélancolie, et, mieux  encore, la conjurer avec des mélodies de haute voltige. Car le quatuor a bénéficié d’une  formation classique ou jazz, terreau de ses compositions hybrides. Quinze ans de batterie pour  Axel, des longues années de guitare pour Vincent, une décennie de piano pour Yann, quatorze  ans de violon pour Arnaud… Sans oublier leurs talents d’arrangeurs et de producteurs, testés sur  leurs propres morceaux ou ceux des autres.  

Nombre d’artistes comptent dans la mythologie d’Amarula Café Club. Ceux que ses  membres écoutent depuis l’enfance, de Gainsbourg à Jack White. Ceux autour desquels ils se  retrouvent aujourd’hui : le hip hop de Kendrick Lamar, Tyler, the Creator ou Damso, la pop indie  de Unknown Mortal Orchestra ou King Krule, l’électro de James Blake et de Ben Khan, les sons  inclassables d’une Rosalia, des deux sœurs d’Ibeyi ou d’un Spoek Mathembo. En résulte un  savant mélange musical où s’entrecroisent les mélodies pop, le flow du rap, le chill de la house,  l’atmosphère de la trap, la fougue de l’afrobeat et du rock, le tout sur une rythmique qui ferait  danser des statues. On n’est donc pas surpris d’apprendre que l’Amarula est un alcool sud africain issu du fruit d’un arbre puissant d’Afrique Australe, le Marula, à l’ombre duquel les sages  bantous se réunissent... Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse, et qu’importent les  contraintes génériques tant que le son est bon. Un credo suivi depuis les débuts d’Amarula Café  Club, aux alentours de 2014. Leur musique est façonnée dans l’ancienne chambre froide d’une  boucherie du Perreux-sur-Marne, aménagée en studio de répétition. Un décor underground où  Arnaud, Yann, Vincent (par ailleurs guitariste de Thérapie Taxi), et Axel (qu’on a vu à la batterie  chez Lonepsi et Lucien & the Kimono Orchestra) font maturer cette mixture aux effluves des  ruelles des townships du Cap et à l’haleine électrique des grandes villes. Leurs proches passent  souvent et donnent leur avis sur les chansons qui naissent dans ce repère à la fois chaleureux et  arty de la ville du Perreux.  

A l’aise sur tous les terrains et en toutes circonstances, Amarula Café Club maîtrise  l’improvisation. Après avoir écrit ses chansons entre le 94, Madrid et Jacksonville, en Floride, le  groupe a sorti un premier EP à l’été 2019 qui lui vaut de tourner partout en France. Pour ce  second EP, Amarula Café Club Vol. II, Arnaud compose et écrit, Yann, Vincent et Axel réarrangent  et réalisent avant qu’un de leurs fidèles complices, Ed Michaud, assure le mixage. Une affaire  rondement menée, de « 0.9 », à la pop mélodieuse et au chant immédiat, à l’enthousiasme  harmonique de « Low », en passant par la poésie francophone d’« Od’e », le groove tranquille  d’« Amarillo » ou un bien -nommé « Afrodiziak » aux beats incisifs. Bien qu’ouvert à tous les  courants, Amarula Café Club reste un groupe authentique et soudé, dont la complicité et  l’énergie hors du commun s’entendent lors de concerts aux airs de grande fête collective.