La sélection a la parole...

Ils ont participé au Prix Chorus et ont franchi le cap de la sélection. Nous avions envie de vous les faire découvrir, d'en savoir un peu plus sur eux et leurs aspirations. Rencontre avec Palatine, Clément Bazin et 3SoMeSisters avant leur passage le 7 avril à 18h sur la scène du Magic Mirror à La Défense.

Beatmaking, mélodies au piano, inspirations techno, Clément Bazin a développé une sensibilité musicale à travers un mélange de genre inédit. Avec Palatine la musique raconte en virée folk-rock les images qui hantent son créateur. Et si 3SoMeSisters a un jour fait le rêve un peu fou d'imaginer une pop multi-genre, il semble bien que le groupe ait eu le don de le concrétiser. On les a rencontrés, on a aimé et on partage en interviews croisées. 
 

Chorus : Tout d'abord parlez-nous brièvement de vous. Qui êtes-vous? 

Clément Bazin : J'ai commencé la musique vers 12 ans dans les steelbands (orchestre de steeldrum). Instrumentiste pendant longtemps, j'ai ensuite appris l'arrangement, l'harmonie et la composition pour orchestre. C'est beaucoup plus tard que je me suis mis à la production électronique. J'y incorpore mon steeldrum, des beats souvent assez syncopés et de nombreux synthés. Je cherche à mêler mes influences d'orchestre et sons électroniques, y insérer mon steeldrum en lui trouvant une autre place que les stéréotypes auxquels il est souvent attaché.

Palatine : Palatine est une virée Folk Rock au double langage passant indifféremment de l'Interstate 20 à l'Autoroute A1. A la croisée des chemins de Louisiane, c'est un spleen romantique et bien parisien qui se raconte à chaque morceau.

3SoMeSisters : Nous sommes 3SoMeSisters, futures maîtresses du monde!

 

Chorus : Comment avez-vous découvert le Prix Chorus?

Clément Bazin  : Via des magasines ou des groupes qui étaient présents les années passées.

Palatine : Habitant tous sur Paris, difficile de dire quel média, entre 2010 et 2016, nous a fait découvrir le Prix en premier. Mais dans les dispositifs d'accompagnement ou de financement des groupes en devenir, le Chorus se place certainement parmi ceux ayant le plus de rayonnement.

3SoMeSisters  : Nous avons connu le Prix Chorus lors d'un pélerinage dans le Neuf Deux pour aller acheter notre maquillage.
 

Chorus : Pourquoi devriez-vous gagner le Prix Chorus?

Clément Bazin  : Cela serait une belle occasion de jouer au festival et permettrait de développer et améliorer mon set up live et studio.

Palatine : Palatine fête ses un an d'existence. Huit mois depuis le premier titre en ligne et six mois depuis le premier concert. Pour le moment sans aucun entourage professionnel et en autoproduction totale, être dans le carré final est déjà important pour nous en termes de reconnaissance vis à vis de notre musique. Mais en ce qui concerne le financement de nos futures productions, le Prix Chorus nous permettrait de réfléchir un peu plus en fonction de ce que nous voudrions faire, plutôt que de ce que nous pourrions faire.

3SoMeSisters  : Pour répandre la bonne parole (et récupérer la dîme - sourire) . Nous avons de grands projets.


Chorus : Parmi les lauréats précédents, duquel vous sentez-vous le plus proche?

Clément Bazin  : Je dirais Cotton Claw que j'ai découvert à leur début. J'ai vite accroché et je connaissais déjà avant la musique de Yoggyone qui me plaisait beaucoup. Aussi et surtout pour leur performance live, où le jeu et la perf sont largement mis en avant, ce que j'apprécie dans la musique électronique.

Palatine : Feu! Chatterton. Déjà parce que ce sont des copains depuis quelques années et qu'on les aime beaucoup (nous avons d'ailleurs ouvert pour eux en novembre dernier à l'EMB Sannois), ensuite parce que les questions qu'ils se posent sur le rapport musique/francophonie ne nous semblent pas éloignées du versant francophile de Palatine.

3SoMeSisters : Nous avons la même carte son que Cotton Claw. On adore le côté iconique de la pochette d'album de Feu! Chatterton et nous nous souhaitons le même beau parcours!